Qi Gong

Gymnastique Chinoise Traditionnelle

Cours dirigé par Sayar Yang  (Ancien Moine Bouddhiste Birman)

 

 

EXERCICES  DE  SANTÉ

REMISE  EN  FORME

Le Qi Gong (Yi Swam Ar ) que nous pratiquons dans notre école, est une gymnastique traditionnelle chinoise et une science de la respiration, fondée sur la connaissance et la maîtrise de l’énergie vitale, et associant mouvements lents, exercices respiratoires et de concentration. Le terme signifie littéralement « exercice (gong) relatif au Qi », ou “maîtrise de l’énergie vitale“.

La pratique régulière du Qi Gong est destinée à renforcer et assouplir la structure musculosquelettique du corps et à optimiser les fonctions de l’organisme, pour entretenir la santé.

Dans le cas de maladies, elle peut participer à la guérison. Pour pratiquer le Qi Gong, nous utilisons :

– Des mouvements très diversifiés et souvent lents

– Des postures immobiles

– Des étirements et des ondulations

– Des exercices respiratoires et la prononciation de son

– Une grande attention mentale

– La visualisation et la méditation

Les bienfaits du Qi Gong :

– Libère des tensions et revitalise en douceur

– Renforce la station debout et assouplit les articulations

– Optimise la circulation du sang et de l’énergie

– Favorise les fonctions de la respiration

– Régule les émotions et le stress

– Emet du Qi pour guérir des malades

– Aide à l’épanouissement sportif

– Améliore le développement personnel et l’ouverture spirituelle.

Qu’est-ce que le Qi Gong ?

Le qi gong (…) est une gymnastique traditionnelle chinoise et une science de la respiration, fondée sur la connaissance et la maîtrise de l’énergie vitale, et associant mouvements lents, exercices respiratoires et concentration. Le terme signifie littéralement « exercice (gong) relatif au qi», ou « maîtrise de l’énergie vitale ». (…)

Vers le Ve siècle, Bodhidharma développait le qi gong dans le Kung-fu Shaolin au monastère Shaolin, en Chine, en s’inspirant des gymnastiques taoïstes de longévité.
Durant la Révolution culturelle (xxe siècle), le qi gong est réprimé. Plus tard, de nombreuses écoles surgissent, parfois mercantiles, et une s’en détache par sa notoriété, le Falun Gong.
En 1981, le kung-fu Shaolin se reconstitue.

Le Qi Gong, avec plusieurs autres techniques, fait partie des « Approches corps-esprit». Une fiche complète présente les principes sur lesquels se fondent ces approches, ainsi que leurs principales applications potentielles.

Dans les parcs, sur le pas de leur porte, ou même à l’usine, les Chinois sont des millions à pratiquer quotidiennement des exercices physiques qui ressemblent à une gymnastique douce. De plus en plus d’Occidentaux suivent leur exemple et pratiquent le tai-chi (Tai Ji Quan) ou le Qi Gong (se prononce tchi koung). Ensemble, ces 2 approches sont considérées comme étant de l’« entraînement énergétique », selon les principes de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC).

Le Qi Gong se différencie principalement du tai-chi par la place prépondérante qu’il accorde à la maîtrise de « l’énergie vitale ». En effet, le mot Qi, dans Qi Gong, désigne le flux énergétique omniprésent qui anime toute chose, et qui est l’un des concepts fondamentaux de la Médecine traditionnelle chinoise. Gong voulant dire travail ou entraînement, le Qi Gong est une pratique qui consiste à entraîner le Qi, c’est-à-dire le mobiliser, le renforcer, l’accroître, l’épurer, l’équilibrer et le faire circuler harmonieusement dans le corps et l’esprit.

Rappelons qu’outre l’entraînement énergétique constitué du tai-chi et du Qi Gong, la MTC comprend 4 autres pratiques : la diététique chinoise, l’acupuncture, la pharmacopée chinoise et le massage Tui Na. Notre fiche Médecine traditionnelle chinoise donne plus de détails sur le Qi et la MTC en général.

Maîtriser le Qi par le corps

La pratique régulière du Qi Gong est destinée à renforcer et assouplir la structure musculosquelettique du corps et à optimiser les fonctions de l’organisme, dans le but d’entretenir la santé et de promouvoir la longévité. Dans le cas de maladies, elle peut participer à la guérison. En favorisant la concentration, le Qi Gong serait aussi bénéfique dans de multiples domaines : professionnel, sportif, artistique ou éducatif. Il existe également des exercices conçus spécifiquement pour préserver et renforcer l’énergie sexuelle.

Par le contrôle du corps, de la respiration et de la pensée, les adeptes du Qi Gong peuvent aussi apprendre à percevoir leur énergie vitale, à la concentrer et à la diriger le long des trajets d’énergie (les méridiens de l’acupuncture). Ils pourraient même en venir à absorber directement le Qi de la terre, du ciel ou de la nature. Pour pratiquer le Qi Gong, on utilise :

  • Des mouvements très diversifiés et généralement très lents, ou des enchaînements de mouvements.
  • Des postures immobiles, tenues un certain temps.
  • Des étirements et des ondulations.
  • Des exercices respiratoires, entre autres par la récitation continue de sons sans signification, comme Soo Soo Ma Di Di Di Si ou Wa Na Wat Da Wa Si1.
  • Une grande attention mentale.
  • La visualisation et la méditation.

Une marche vers la santé, pas un traitement miraculeux

Le Qi Gong n’est pas constitué de recettes miracles susceptibles de guérir spécifiquement telle ou telle maladie. Mais une pratique assidue permettrait d’activer la puissante force soutenant les mécanismes autonomes de guérison de l’individu. Ainsi, une même classe de Qi Gong pourrait regrouper des personnes qui veulent se maintenir en forme, d’autres qui cherchent à se libérer du stress et d’autres encore qui souffrent d’une maladieparticulière.

Selon ses praticiens, la pratique régulière permettrait entre autres les applications suivantes :

Prévention. Promouvoir la souplesse, la détente, la relaxation, la gestion du stress, l’équilibre psychosomatique, une meilleure vitalité, la prévention des maladies, l’entretien de la mémoire et un meilleur sommeil.

Approche curative. Améliorer la santé des personnes souffrant, entre autres, de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, d’insomnie, de déficit oculaire, de diabète, de paralysie, de maladies dégénératives, de déficit profond de l’immunité, d’asthme et d’hypercholestérolémie.

Épanouissement sportif. Augmenter la qualité du contrôle, l’endurance, la respiration et la capacité de propulsion soudaine.

Développement personnel. Moduler la réponse émotionnelle et l’adaptation au stress psycho-émotionnel ou affectif. Favoriser, tant chez l’adulte que chez l’enfant, la mémorisation, l’effort intellectuel, l’imagination et la créativité.

Ouverture spirituelle. Favoriser le développement de certaines qualités, comme le calme, la sérénité et le lâcher-prise.

Émettre du Qi pour guérir des malades

Dans son application médicale, le Qi Gong est de deux natures : il y a celui que l’on pratique soi-même sous forme d’exercices (Qi Gong Yang Sheng) et celui qui peut être appliqué sur un malade par un praticien (Qi Gong Waiqi). Dans ce cas, un maître ayant atteint une très grande expertise pourrait non seulement émettre du Qi, mais l’orienter spécifiquement sur un organe malade. Des récits rapportent que de telles personnes peuvent anesthésier des patients pour une chirurgie, réparer des blessures et même soigner un cancer.

Des chercheurs ont d’ailleurs mesuré un champ magnétique jusqu’à 1 000 fois supérieur à la normale au bout des doigts des intervenants, au moment de l’émission du Qi2,3. Dans une étude publiée en 20044, les auteurs mentionnent que même s’il y a encore des gens qui nient la possibilité que du « Qi » puisse être émis par un humain, la plupart des scientifiques impliqués dans ce domaine considèrent qu’il s’agit désormais bel et bien d’une réalité. Selon eux, il est clair que des gens expérimentés peuvent émettre une forme de bioénergie (qu’on peut appeler Qi) produisant des effets physiques, chimiques et biologiques mesurables. Par exemple, dans une étude en laboratoire effectuée en 20095, des praticiens ont projeté du Qi sur des cultures de bactéries E. Coli. Ils ont faut augmenter ou diminuer, selon leur intention, la croissance des bactéries comparativement aux échantillons témoins.

De plus en plus de chercheurs tentent de percer de manière scientifique les mystères du Qi6. Certains ont constaté qu’il pourrait être perçu par des gens entraînés, jusqu’à 100 m de distance8. Ils ont même suggéré quelle pourrait être la longueur d’onde d’un « faisceau » de Qi. Pour d’autres détails au sujet du Qi émis pour guérir, voir l’entrevue Le Qi Gong, un allié de la médecine moderne?dans la section Plus d’info.

Selon la perspective de l’énergétique chinoise, tous les « guérisseurs » émettent du Qi, quel que soit le nom qu’on donne à leur approche. Les pratiques des guérisseurs sont théoriquement interdites en Occident, mais elles sont plus ou moins tolérées parce que considérées comme anodines ou fantaisistes (puisque le praticien ne touche même pas son patient). Il importe toutefois que les guérisseurs n’incitent pas leurs patients à refuser les traitements médicaux classiques.

Une science venue du Tao

Il existe 3 principales écoles de Qi Gong. Elles ont des pratiques similaires et partagent une base commune, la conception taoïste de l’équilibre du Yin et du Yang. Elles se distinguent toutefois par l’accent qu’elles mettent soit sur l’aspect :
spirituel, l’objectif étant surtout de libérer l’esprit;
martial, dont certaines pratiques, plus proches du tai-chi, sont appelées « boxe avec l’ombre »;
– ou médical.

Le Qi et ses innombrables manifestations sont étudiés en Chine depuis au moins 3 000 ans. Les personnes ayant acquis une grande maîtrise martiale du Qi seraient capables, semble-t-il, de terrasser un adversaire sans le toucher ou posséderaient une résistance physique hors du commun. En Chine, il arrive de voir certains « maîtres » monnayer ces capacités inhabituelles dans des foires… D’autres auraient développé une maîtrise médicale et seraient capables de guérir des personnes gravement malades. Après plusieurs années d’interdiction de toute forme de Qi Gong par le régime communiste, la Chine fait aujourd’hui la promotion de ces exercices de santé auprès de sa population et dans les hôpitaux. C’est grâce, en bonne partie, aux moines taoïstes que la connaissance profonde du Qi aurait été maintenue vivante et pourrait encore être apprise.

Réduire le stress. Une étude en chassé-croisé, portant sur 10 étudiants en bonne santé, a évalué l’effet de l’émission de Qi par un maître (Qi Gong externe) sur le stress éprouvé, les concentrations de cortisol (hormone associée au stress) et les ondes cérébrales10. Les étudiants ont participé alternativement à une séance de Qi Gong de 60 minutes, vraie ou simulée. Ils ont éprouvé significativement plus de satisfaction, de calme et de relaxation avec le Qi Gong réel qu’avec le Qi Gong simulé. Les résultats montrent également une réduction significative des indicateurs de niveau de stress : baisse du cortisol, diminution des ondes bêta et augmentation des ondes alpha.

En 2010, une étude suédoise a montré des résultats similaires à l’étude précédente11. Pendant 8 semaines, 147 élèves de la fin du primaire ont soit participé à 2 séances hebdomadaires d’exercices de Qi Gong, soit fait partie du groupe témoin. Les auteurs ont observé une réduction des niveaux de stress et de détresse psychologique, ainsi qu’une amélioration de l’image de soi chez les enfants du groupe Qi Gong, comparativement aux enfants du groupe témoin. De plus, l’évaluation du niveau de mieux-être à l’école des élèves avait diminué chez le groupe témoin, tandis qu’il était resté stable chez le groupe Qi Gong.

Réduire la douleur chronique. Deux revues systématiques ont été publiées au sujet de ladouleur chronique. L’une portait sur le Qi Gong interne, pratiqué soi-même12, et l’autre sur le Qi Gong externe, émis par un maître13. La première revue (Qi Gong interne) a conclu que les données disponibles étaient peu convaincantes à cause du petit nombre d’études répertoriées (seulement 4 études cliniques aléatoires) et surtout de la qualité méthodologique déficiente. Pour la seconde revue (Qi Gong émis par un maître), les résultats semblent plus prometteurs. Les 5 études recensées présentent de meilleures qualités méthodologiques et suggèrent une certaine efficacité du Qi Gong dans la gestion de la douleur comparativement aux groupes témoins (Qi Gong placebo ou soins d’usage).

En 2010, une nouvelle étude clinique aléatoire, réalisée auprès de 50 personnes souffrant dedouleur chronique, a comparé l’effet de 4 séances hebdomadaires de 30 minutes de Qi Gong externe à un temps équivalent de suivi du participant14. La majorité des participants (74 %) recevait une autre source de traitement au cours de l’expérimentation. Comparativement au groupe témoin, les participants du groupe Qi Gong ont montré une diminution significative de l’intensité de la douleur après les 4 semaines de traitement. Un mois plus tard, les améliorations étaient encore présentes, mais ne s’avéraient plus statistiquement significatives.

L’auto-massage du corps

«Qi» signifie énergie vitale ou souffle, et «Gong», travail, maîtrise. Le Qi Gong (prononcer tchi kong) désigne un ensemble de pratiques visant à maîtriser son Qi, c’est-à-dire à le ressentir avec autant d’acuité, sinon plus, que n’importe quelle sensation physique, le faire circuler, l’accumuler, l’utiliser à sa guise et même le projeter à l’extérieur de soi. Rappelons que le Qi n’est pas un concept abstrait ou symbolique, mais une énergie spécifique dont l’existence a été démontrée selon des critères scientifiques (voir le Guide Ressources du mois dernier).

Le Qi Gong comporte trois éléments essentiels: des postures et des mouvements précis, la maîtrise de la respiration et la concentration mentale qui guide le Qi. Le Qi Gong s’apparente à un auto-massage que l’on effectuerait avec notre propre corps plutôt qu’avec nos mains, nous permettant d’en atteindre toutes les parties, non seulement externes, mais aussi internes. Ainsi, certains mouvements de torsion ou de compression agiront sur des organes particuliers, comme le coeur, les reins ou l’estomac. De plus, cette action physique, en concordance avec la respiration et la concentration, favorise la circulation de l’énergie dans les méridiens et dans tout le corps; ainsi, le Qi participe activement au «massage», à partir de l’intérieur du corps. C’est la synergie de l’énergie avec les mouvements.

Des centaines de mouvements ou d’ensembles de mouvements ont été élaborés pour prévenir ou guérir telles ou telles maladies, ou pour équilibrer certaines fonctions vitales: une série pour soigner la faiblesse d’où origine votre arthrite, une autre pour renforcer votre volonté, ou pour prévenir le diabète, etc. Le Qi Gong peut donc être considéré comme un art de guérison, mais il ne se limite pas à cela. Son objectif est de permettre de puiser à la source même de la vie, de contacter sa propre énergie vitale ainsi que le Qi universel, afin d’harmoniser l’ensemble de ses organes et de ses systèmes, autant les muscles, les nerfs, les tendons et les os que les chakras, les émotions, les sens et les corps subtils. Philippe Gagnon rappelle, à cet effet, qu’on ne pratique pas le Qi Gong dans un esprit de performance pour atteindre un sommet à 25 ans, comme chez les athlètes de compétition – dont l’état de santé devient souvent déplorable par la suite – mais qu’on vise une amélioration constante et globale de la santé… et le sommet à 99 ans!

J’ai participé à deux ateliers avec Nicole Tremblay qui enseigne le Qi Gong selon une approche développée par Mantak Chia. Ce maître, originaire de Thaïlande et qui vit à New York, a synthétisé et structuré l’enseignement reçu de ses maîtres, pour l’adapter à la culture occidentale, devenant ainsi celui qui a le plus contribué à faire connaître le Qi Gong hors de l’Asie. Il propose, entre autres, des pratiques sexuelles qui permettent aux hommes d’atteindre l’orgasme sans éjaculer, et aux femmes d’avoir la totale maîtrise sur leurs menstruations, tout ceci dans le but de conserver à l’intérieur de soi la puissante énergie sexuelle et de la «recycler» à des fins créatives.

Je connaissais l’existence des chakras et des méridiens depuis des années mais, malgré plusieurs expérimentations, ceux-ci demeuraient pour moi des concepts relativement théoriques: ils sont devenus concrets et palpables dès les premiers exercices de l’atelier de Qi Gong. En réalisant l’orbite microcosmique, par exemple, qui consiste à faire circuler le Qi dans la partie supérieure du corps, je constate que l’énergie se dirige d’elle-même vers les points où on me suggère de la guider, comme si c’était le cours normal des choses. J’ai à la fois la sensation de la guider et de la suivre. Je remarque également que je ressens plus facilement l’énergie à certains endroits qu’à d’autres; ici elle coule, là elle s’arrête, ailleurs la sensation s’estompe. Après une heure, à force d’y diriger mon Qi, je découvre où sont mon foie, mon estomac, mes reins…

Depuis, plus je pratique, plus j’arrive à maîtriser mon Qi et à le ressentir dans mes actions quotidiennes. L’intégration se fait graduellement, mais les possibilités semblent infinies, puisqu’on accède à une énergie fondamentale, à la fois personnelle et universelle. Les mouvements de Qi Gong sont simples et faciles à exécuter, mais leur cohérence avec la respiration et la concentration permet de les raffiner indéfiniment.

(Source : Wikipedia)

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